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 Le check raise, avec ou sans modération?

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MessageSujet: Le check raise, avec ou sans modération?   Jeu 22 Juil - 9:37

Alors que le check raise est l’une des tactiques les plus connues des joueurs de poker, elle n’en reste pas moins une stratégie fine, aux conditions d’application précises et aux objectifs très variés. Savoir comment et pourquoi faire un check raise est donc capital. Passage en revue de ces différents cas où le check raise s’avère la meilleure des options.


« Je comptais faire un check raise, mais personne n’a misé ! » Un classique… parmi d’autres. Technique en effet des plus courantes, le check raise est largement galvaudé auprès des amateurs : utilisé à mauvais escient, souvent dans un but un peu flou… ou encore toujours de la même façon, dans une situation unique. Si le check raise est en effet une arme très puissante au No Limit Hold’em, encore faut-il savoir l’appliquer dans des conditions optimales, et varier son usage pour, comme toujours, éviter d’être facilement lisible.

Le check raise implique, par définition, d’être hors de position, c’est-à-dire d’être dans les premiers de parole. Il suppose ensuite de bien connaître son opposition afin d’être à peu certain qu’un joueur placé après vous dans le tour de parole va miser. Le check raise est donc davantage une option à envisager contre des joueurs agressifs et loose, mais à éviter contre des adversaires trop passifs. C’est une des forces inhérentes et principales du check raise : compenser le désavantage de la position à chaque stade du coup, à chacune des 3 streets, par un surplus d’agressivité.

Mais pour bien exécuter un check raise, il faut aussi savoir pourquoi on en fait un ! Cela peut paraître trivial, présenté ainsi, mais bien des joueurs ne se posent en effet même pas cette question, aveuglés souvent par un flop monstrueux, un tirage énorme, ou tout simplement le nuts… Or, dans ces cas-là, le check raise n’est pas forcément toujours la seule option, du moins pas nécessairement la meilleure – attaquer en samll ball en premier de parole avec le nuts n’est pas dénué de toute finesse. Premièrement parce que le check raise vous « grille » : il trahit clairement la force de votre main. Ensuite parce que vous ne pouvez être absolument sûr qu’un joueur va miser ; or, même avec un gros jeu, offrir une free card n’est pas toujours judicieux, en particulier en table pleine. Enfin, parce qu’il arrive qu’un check raise, s’il est suivi plus d’une fois, crée artificiellement une cote positive pour suivre avec des jeux qui ne l’avaient pas auparavant. Et qui pourraient bien vous faire très mal à l’arrivée ! Ce d’autant que le check raise vous a « commit » dans le coup et que vous seriez obligé de payer, bien que vous sachant battu…

Voyons donc les objectifs que le check raise vous aidera à atteindre de façon profitable.


Check raiser, pourquoi ?

Protéger un jeu fort

Cas le plus répandu pour un check raise opportun, il s’applique avec un gros jeu comme deux paires ou brelan sur un flop avec de multiples tirages. D’une part, vous grossissez davantage un pot qui vous est a priori dédié, et faites commettre des erreurs à vos adversaires s’ils décidaient de suivre votre relance sans en avoir la cote. Typiquement, vous êtes en position de grosse blinde (5/5) avec 4t4c. Le pot n’a pas été relancé pré-flop et vous êtes 5 joueurs dans le coup, il y a 25 euros au pot. Le flop vous est plutôt favorable : Kc10c4p. Mais voilà, entre le tirage quinte et le tirage couleur, vous ne voudriez pas offrir une cote trop alléchante à vos adversaires qui seraient potentiellement sur ces tirages. Car même si vous misez à hauteur du pot, à savoir 25 €, ils risqueraient fort de ne pas être découragés. Alors que si vous checkez et attendez qu’un joueur mise – ce qui, sur un flop aussi riche, va nécessairement arriver – et relancez sa mise, il n’aura peut-être plus la cote. Ainsi, mettons qu’un joueur mise 20, qu’un autre call, vous sur-relancez à 100. Pour suivre, le premier joueur à avoir misé doit rajouter 80 pour gagner 25+20+20+100= 165. Sa cote est donc de 2 contre 1, insuffisante au regard des statistiques pour assumer un tirage couleur ou quinte (3 contre1). Et en admettant qu’il fasse l’erreur de payer pour voir le turn, la river risque de lui coûter cher s’il ne touche pas, puisqu’il y aura alors 245 € au pot, et que vous allez normalement miser aux alentours de 200 €. Bien sûr, le coup est différent si les deux joueurs callent, mais c’est là une toute autre histoire…

De la même façon, on peut parfaitement check raiser avec une over paire sur un baby flop. Ainsi, avec VV, le check raise peut être profitable sur un flop 9-7-4, en particulier si les tapis en présence sont profonds. En effet, vous chasserez toutes les mains intermédiaires ou spéculatives qui ne voudront pas s’engager dans un pot qui s’annonce gros avec une main, elle, « light ». Vous ne serez a priori suivi que par un incroyant ou un naïf avec A9, auquel cas vous êtes largement favori, ou par… un brelan ! Et là, inutile de vous dire que les miracles ne sont pas de ce monde. A vous d’identifier la main par laquelle vous êtes alors payé en fonction du style de votre adversaire.


Grossir le pot

Autre usage classique du check raise : faire grossir le pot en semi-bluff avec un tirage couleur ou quinte, ou, mieux mais forcément plus rare, les deux ! Par exemple, avec 8p9p UTG sur un flop 2p-6c-7p dans un pot avec de nombreux limpeurs, effectuer un check raise n’est pas recommandé, c’est obligatoire ! En effet, check raiser dans cette situation offre plusieurs avantages.

Celui, tout d’abord, de brouiller les pistes et de plonger vos adversaires dans la confusion. Qui ne savent plus trop situer votre main : brelan, deux paires, over paire ou… tirage ? Ces questions, qui leur compliquent grandement la tâche, vont les plus souvent mener soit à folder (pas plus mal quand on sait que dans la moitié des cas vous finirez à hauteur Huit !), soit à vous caller sec et vous offrir gratuitement la river, en plus de l’initiative dans le coup, que vous avez désormais regagnée par votre move. Même s’il y a de grandes chances que votre adversaire ne mise pas le turn si vous le checkez, vous devriez miser quel que soit cette 4e carte, même si elle n’améliore pas du tout votre main. En effet, de nombreux joueurs callent un raise au flop « pour voir », sans plan défini pour le turn. Si vous continuez d’afficher de la force au turn, vous avez de grandes chances de décourager votre adversaire et de lui faire passer ce qui est sans doute, pour l’instant, la main gagnante. Et si vous êtes payé, ma foi, vous avez des outs, non ?

Remplir ces deux objectifs suppose nécessairement de bonnes profondeurs de tapis. En effet, inutile d’élaborer un check raise face à un short stack qui, s’il est engagé de facto du quart ou du tiers de son tapis, va forcément caller à tirage ! Inutile aussi, comme toujours, de bluffer ni même de semi-bluffer un short stack, qui va faire le call du désespoir avec la deuxième paire ou même avec top paire mais kicker médiocre… Dans ces cas là, ne donnez pas à votre adversaire short stack l’occasion de se « commit » dans le coup en lui coupant l’herbe sous le pied et en misant le premier, voire en sur-misant.


Raiser pour de la valeur

Troisième objectif que remplit bien le check raise : se faire payer par une main moins forte. Comme top paire mais kicker moyen quand vous avez top paire et top kicker. Par exemple, sur un flop D82, vous aurez le plus souvent la meilleure main avec AD. Plutôt que de faire un bet/call sur les 3 streets, vous envisagez d’ores et déjà un check raise au flop pour extraire un maximum de valeur de votre main en grossissant le pot. En clair, gagner le maximum d’argent avec la meilleure main. N’est-ce pas le but ultime du poker ? De même, si vous misez d’entrée sur ce flop, vous pourriez faire passer des mains comme 8-9, V8, 10-10, qui auraient peut-être misé en position sur un check généralisé. Vous perdez donc en misant ce que vous auriez potentiellement gagné en check raisant. Toutefois, pour réussir ce type de check raise, un impératif : bien choisir sa cible. A savoir un joueur loose, tendance calling station, susceptible de payer votre raise avec DV par exemple. Une fois que vous avez check raisé le flop, en revanche, il vous faudra miser frontalement turn et river, et il y a fort à parier qu’après avoir payé au flop, il continuera de suivre les deux tours d’enchères suivants.


Flop, turn ou river ?

Check raiser pour gagner plus ou faire passer les mains à tirage, d’accord. Mais à quel stade du coup ce move est-il le plus efficace ou le plus à propos ? Tout dépend de la configuration du coup.

Au flop. C’est à ce moment du coup que le check raise s’exécute le plus souvent de façon la plus profitable. Ce doit être le cas notamment dans un multiway pot, et dans les conditions que nous avons vues plus haut. Toujours très efficace à cette street, en particulier si le pot a déjà été relancé et donc déjà conséquent.

Au turn. Il y a trois cas où le check raise est plus profitable au turn : le premier, en heads up et si le pot est petit. Il vaut alors mieux miser le flop, et check raiser le turn, pour gonfler artificiellement le pot et accorder ainsi une marge de manœuvre réduite à votre adversaire pour compléter un éventuel tirage. En effet, il comment une plus grosse faute en payant un raise au turn à tirage qu’au flop, sa cote se trouvant réduite de plus de la moitié.

Second configuration où le check raise au turn est la meilleure solution : si vous êtes relancé au flop alors que vous avez misé avec un très gros jeu. La meilleure façon de le piéger est en effet de caller sagement sa relance et de checker le turn. Une fois qu’il aura misé (95% du temps), vous le relancez. Tous les ingrédients pour l’attraper sont là : pot grossi, cote détruite et adversaire déstabilisé !

A la river. Le moment où le check raise est le plus rare, car le plus complexe.

Tout simplement parce que rares sont les joueurs qui, à moins d’avoir un très gros jeu, vont miser la river. Peu de joueurs sont en effet assez techniques pour oser un value bet à la river. Or, si votre adversaire a un très gros jeu, il vous faut avoir le nuts ou presque pour vous permettre un check raise ! Trois configurations se dégagent alors pour un possible check raise à la river. Tous requièrent cependant des profondeurs de tapis de l’ordre de 100 BB pour être sereinement exécutables.

Le premier, en pur bluff. Contre un joueur capable de faire un continuation bet sur les trois streets, de bluffer la river sur un tirage raté, de miser la river avec une paire mais surtout capable de lâcher sa main. Bref, un bon joueur !

Le second, un peu risqué, s’exécute avec une over paire que l’on check/call au flop et au turn avant de raiser à la river. C’est une option dangereuse, à ne tenter donc que sur un flop/turn très inoffensifs, mais extrêmement rentable car le joueur, qui a eu toute l’initiative du coup, y est si engagé que vous pourrez dans certains cas lui soutirer tout son tapis. Ainsi, vous pouvez tenter ce move avec RR sur un flop Vt7k3p, et un 2c turn. Dans ce cas, il est probable que votre adversaire ait misé avec RV, DV ou même V10. Vous pouvez donc envisager assez sereinement cette option du check/call pour finir en check raise à la river. En revanche, si le turn est une carte du type 8k, qui ouvre de multiples tirages, et que vous n’êtes pas en heads up, à proscrire absolument !

Enfin, le troisième, parfaitement à l’opposé : le check raise à la river se fait avec le nuts au flop ! Un nuts difficile à battre, tel un full. Ainsi, si vous avez DD en main, et que le flop est D22. Checkez le flop, misez le turn, en particulier s’il ouvre des tirages, et check raisez la river si celle-ci complète un ou des tirages. Profitabilité garantie !

Vous l’aurez compris, le check raise permet en quelque sorte, et dans des situations bien précises, de se réapproprier le pouvoir sur un coup. Mais plus globalement, son usage fréquent, dans des configurations différentes, influe sur votre image : votre check ne s’apparente plus nécessairement à de la faiblesse et devient plus difficile à analyser, vous inspirez de la crainte à vos adversaires, et par conséquent obtiendrez des free cards plus souvent. Désormais, jouer les tirages hors de position ne relèvera plus pour vous de la gageure ou du casse-tête probabiliste !
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